En terminant, il est utile de rappeler quelques textes pontificaux: de saint Pie X, de Pie XII, de Jean XXIII.
De saint Pie X : « On ne doit rien trouver dans le temple, qui trouble ou même diminue la piété et la dévotion des fidèles, rien qui donne un juste motif de dégoût ou de scandale, rien surtout qui soit indigne de la maison de prière et de la majesté de Dieu. » (Motu proprio, 1903)
De Pie XII : « Les oeuvres modernes... ne doivent pas être méprisées et rejetées en bloc, de parti pris; mais, tout en évitant avec un sage esprit de mesure, d'une part les excès du réalisme, et de l'autre ceux du symbolisme... et tout en tenant compte des exigences de la communauté chrétienne plutôt que du jugement et du goût personnel des artistes, il importe extrêmement de laisser le champ libre à l'art de notre temps, lorsqu'il se met au service des édifices et des rites sacrés, avec le respect et l'honneur qui leur sont dus. Ainsi, l'Art moderne pourra unir sa voix à l'admirable cantique chanté, dans les siècles passés, par des hommes de génie, à la gloire de la foi catholique.
«Cependant, Nous ne pouvons Nous empêcher, c'est pour Nous un devoir de conscience, de déplorer et de réprouver ces images et ces statues introduites récemment par quelques-uns, et qui semble bien être une dépravation et une déformation de l'art véritable, en ce qu'elles répugnent parfois ouvertement à la beauté, à la réserve et à la piété par le regrettable mépris qu'elles font de l'instinctif sentiment religieux. Il faut absolument bannir ou expulser ces oeuvres de nos églises, comme en général tout ce qui n'est pas en conformité avec la sainteté du lieu (canon 1178). » (Encyclique Mediator Dei, 1947, no 197).
Peu de temps après son accession au Souverain Pontificat, Jean XXIII a parlé dans le même sens :
Les portes de nos églises sont grandes ouvertes aux artistes, pourvu qu'ils observent les prescriptions canoniques ; puis le Pape a fait cette réserve, que certains artistes préfèrent ignorer : « Mais il y à certaines choses auxquelles on ne s'habitue pas : c'est lorsqu'il y a en elles une déformation, un désordre de la nature, ce qui doit être repoussé. » (CGC, 2 janvier 1959)
conclusion.
Lorsque les artistes suivent les directives de l'Église, leurs oeuvres méritent d'être admises dans le temple, pour glorifier Dieu et sanctifier les fidèles. Tous les saints, en particulier saint Paul, saint Jérôme, saint Augustin, saint François d'Assise, saint Dominique, saint Bonaventure, saint Thomas d'Aquin, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d'Avila et sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, ont trouvé dans le Crucifix, discrètement enluminé du Précieux Sang, une source de sainteté et de zèle apostolique, tout comme, en général, les docteurs, les ascètes, les âmes contemplatives ...
Mais leur objet de vénération, c'était le Crucifix traditionnel, conforme à la vérité historique et à la vérité dogmatique, exprimant la souffrance et la mort du Sauveur, mais faisant aussi rayonner sa Majesté royale, son Sacerdoce, son inaccessible divinité et sa victoire sur la mort et les Enfers.
Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton
Édition LE BIEN PUBLIC (1972)
Trois-Rivières, Canada.
elogofioupiou.com