Appréciation de Son Eminence le Cardinal Felici, qui fut Secrétaire général du Concile :
La Croix de Paris du 10 juillet 1968 :
« Le CREDO prononcé par S. S. Paul VI au nom de l'Eglise est le plus beau couronnement de la doctrine du Concile.
Dans la Civilta Cattolica de Rome, le R. Père de Rosa, S.J., a relevé que le monde catholique traverse une période de trouble, fruit de la diffusion d'idées qui mettent en question même des vérités enseignées solennellement par les Conciles. Une intervention du Magistère suprême de l'Eglise s'imposait donc. (Cité par Georges Huber dans La Croix de Paris du 13 juillet 1968).
Mais il importe surtout d'entendre le commentaire donné par le Souverain Pontife lui-même, lors de l'audience générale du 3 juillet 1968, où il montre l'importance extraordinaire de sa Profession de Foi du 30 juin précédent.
Cette Profession abrégée des vérités de la Foi exige une étude, un développement, un approfondissement : et c'est là le devoir de tous les croyants...
Ceux qui, parmi eux, savent passer des formules du catéchisme à l'exposition plus complète et plus organique des vérités de la Foi, des termes arides au développement doctrinal, et mieux encore : des expressions verbales à une certaine intelligence réelle des vérités elles-mêmes, (ceux-là) ressentent tout à la fois une joie et un étonnement.
La joie de la richesse et de la beauté des vérités religieuses, et l'étonnement de leur profondeur et de leur ampleur que notre esprit peut entrevoir, mais non mesurer : c'est la plus grande expérience que puisse faire notre pensée.
Tel est aussi le devoir des maîtres, des théologiens, des prédicateurs, à qui cette heure historique de l'Eglise offre une admirable mission : celle d'approfondir, de préciser, d'énoncer les données de la Foi en des termes nouveaux, splen-dides, originaux, vécus, compréhensibles; d'exprimer les trésors, toujours identiques et immuables, de la Révélation avec la même doctrine, donc le même sens, et avec la même pensée », comme l'a dit le Premier Concile du Vatican...
II nous faut donc nous remettre tous à une étude sérieuse de notre religion. Nous espérons qu'il en résultera, dans tous les pays, une nouvelle et originale efflorescence de la littérature religieuse.
(Cf. L'HOMME NOUVEAU, Paris, 21 juillet 1968)
Extrait de : Sommaire de Théologie Dogmatique, par une Équipe de Théologiens Catholique Romain.
Les Éditions du Bien Public. Trois-Rivières. Canada. (1969)
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