Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 23:34

QUATRIEME   APPARITION

II fut impossible à Jean Diego d'y retourner lundi le 11, pour le signe, car son oncle Juan Bernardino tomba gravement malade et mardi,   le    à l'aube, Jean Diego partit de son village pour Mexico afin d'aller chercher un prêtre qui puisse venir voir le malade.  Pour ne pas rencontrer la Très Sainte Vierge, par crainte qu'elle ne  le reprenne et le retarde,  il prit un autre sentier. Une  telle précaution fut inutile,   car dès qu'il eut passé le petit filet d'eau qui saillit du "Petit Puits",  il vit tout de suite la Très Sainte  Vierge qui descendait du Tepeyac et  lui disait:

 

"Où vas-tu, enfant de mon coeur?"

 

Jean Diego s'arrêta et répondit tout gêné: "Bonjour ma Mère et ma Reine. Comment es-tu venue si tôt? Es-tu en bonne santé, ma Reine et ma Dame? Ne sois pas contrariée que je te dise: "Sais-tu Vierge, qu'un de tes serviteurs, mon oncle, est gravement malade et qu'il va sans doute mourir; je vais en toute hâte à Mexico au temple (de Tlaltelolco) demander un ministre du Seigneur afin qu'il vienne le confesser, car enfin, nous allons tous mourir. Après avoir accompli cette commission, je reviendrai ici et j'obéirai à ce que tu m'ordonne­ras. Pardonne-moi, ma Dame et ma Reine, aie un peu de patience, je ne me refuses pas d'accomplir ce que tu demandes, ma très noble Dame, je reviendrai te voir demain, sans faute." La Vierge l'écouta toute paisible et dit:

 

"Écoute mon petit, ne crains rien, que la maladie de ton oncle ne t'afflige pas et ne te cause pas d'inquiétudes; qu'aucune autre chose ne t'angoisse. Ne suis-je pas vie et santé? Crois-tu avoir besoin d'autre chose? Ne te troubles pas au sujet de la maladie de ton oncle: il n'en mourra pas et sois assuré qu'il est déjà guéri." (À cette heure même son oncle revint à la santé, comme il l'a su ensuite).

 

Jean Diego fut consolé d'entendre ces paroles si tendres et il dit joyeux: "Envoie-moi donc, ma Dame, voir l'Évêque et donne-moi le signe dont tu m'as parlé, afin qu'il ajoute foi à mes paroles".

 

"Monte, mon fils" lui dit Marie très sainte, "sur le sommet du petit mont à l'endroit où tu m'as vue et où tu m'as parlé, tu trouveras quelques fleurs, coupe-les et reviens avec ce bouquet ici même."

 

" Jean Diego y alla et en arrivant sur le sommet il fut étonné d'y voir en plein hiver dans cet endroit aride, une quantité de fleurs variées: lis, rosés, jasmins, oeillets, iris, violettes, etc. . .très belles et baignées de rosée.

 

Il en coupa autant qu'il put mettre dans sa cape et retourna près de la très sainte Vierge et les lui montra. Elle les prit alors de ses mains véné­rables, les replaça dans la cape disant à Jean Diego:

 

"Ces fleurs sont le signe que tu porteras à l'Évêque comme preuve de ce que je désire et ordonne. En ce qui te concerne, toi en qui j'ai confiance, garde-toi de déployer ta mante devant aucune autre personne que l'Évêque à qui tu les montreras et tu lui raconteras comment je t'ai fait monter au sommet du mont pour cueillir les fleurs, tout ce que tes yeux ont admiré et tu le convaincras par cela afin qu'il croit et tâche d'édifier le temple que je désire".

 

APPARITION DE L'IMAGE

 

Entre 9 et 10 heures du mardi mémorable,   11 décembre  1531,  Jean Diego se présenta pour la troisième fois devant l'Évêque Don Fray Juan de Zumdrraga, se prosterna et lui dit ensuite:   "Monseigneur,  j'ai accompli ce que tu m'as ordonné;  je suis retourné voir ma Dame et ma Reine du ciel.   Sainte Marie Mère de Dieu,  pour lui dire que  tu demandais un signe pour me croire et élever le  temple à l'endroit qu'Elle a signale.   Je  lui ai donc dit que je  t'avais promis de t'apporter une preuve de sa volonté.  Elle a bien compris ce que  tu désirais et Elle accepta bénignement que tu exiges cette preuve-1à pour mettre ses désirs en exécution et aujourd'hui, très à bonne heure,  elle me recommanda de retourner te voir.  Je  lui ai demandé les signes qu'elle m'avait promis,  ce qu'elle accomplit ensuite,  en m'envoyant au sommet du petit mont, à l'endroit où je  l'avais vue auparavant,  me donnant l'ordre de couper les fleurs qui s'y trouvaient et de revenir avec elles en bas où elle m'attendait.   Elle les a prises dans ses mains et les a remises dans ma cape afin que je  te  les apporte et te  les remettes.

 

Moi, j'étais assuré qu'il ne pouvait y avoir aucune rosé ni fleur semblable sur le petit mont,  car il n'y a là que rochers,   chardons,   épines,   nopals   (genre de cactus) et agaves; mais je n'ai pas douté même un moment,  et en arrivant au sommet,  je me suis  trouvé,  dans un pré fleuri recouvert d'innombrables et mer­veilleuses rosés et fleurs baignées de rosée et resplendissantes comme  la lumière du soleil.  Je  les ai cueillies et apportées pour accomplir ce que m'avait commandé ma Reine,   te  les remettant comme  le signe que  tu voulais et la preuve de la vérité de mes paroles.   Les voici,   daigne  les recevoir".

 

 En disant ceci,   il ouvrit sa cape sur une table y  laissant tomber les  très belles fleurs dont plusieurs roulèrent jusqu'à terre.  Mais: Oh! Quel étonnement! La très belle Image de  l'Immaculée  Vierge se trouvait peinte sur la pauvre cape de  l'indien. 

 

L'Image fut appelée   "de  la Guadeloupe" et est encore aujour­d'hui vénérée en  la Basilique de la Villa,  au pied du petit mont du Tepeyac. L'Évêque,   les proches et Jean Diego lui-même furent émerveillés de  la très belle Image qui plus  tard,  fut portée solennellement à l'Ermitage construit rapidement à l'endroit où la Vierge sainte prit et retourna les fleurs à l'indien et qui est placée aujourd'hui au haut du maître autel de  la paroisse de la Villa.

 

 APPARITION  A   JUAN   BERNARDINO

 

Lorsque Jean Diego revint à son village   (Tolpetlac),   il trouva son oncle Jean Bernardino guéri,   lequel  lui raconta que  la Vierge  très sainte  lui était apparue de  la même façon qu'à Jean Diego,   lui redonnant la santé,  Elle lui raconta tout ce qui était arrivé à son neveu lui disant que  l'Image devait  se nommer:   "de Sainte Marie Vierge de Guadeloupe".

 

Manuel  Garibi  Tortolero Commandeur de l'Ordre Pontifical de Saint Grégoire le Grand.

 

Extrait de : AU VERGER DE MEXICO    TOME II  (1975)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0

commentaires