Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 16:39

(J’ai reçu des mains de monsieur l’abbé Paradis, cette lettre que je veux partager avec vous. Je vais essayer de la présenter, de façon la plus claire possible.)

 

Vingt-cinq ans d'œcuménisme par Mgr Bertrand Blanchet, Évêque de Gaspé:

 

            "Autrefois, nous affirme Mgr Bertrand Blanchet, nous pensions que

   l'unité se ferait, quand les autres chrétiens (sectes protestantes et autres)

   se convertiraient au catholicisme... Aujourd'hui, nous réalisons mieux, que

   nous avons des conversions à effectuer, en nous recentrant sur l'essentiel:

   la personne et le message de Jésus-Christ."

 

Abbé Paradis : « Enfin, cette déclaration de Mgr Blanchet, jette un bel éclairage, sur l'objectif de l'œcuménisme, proclamé par le Concile Vatican II. Elle rejoint celle du Père Irénée Beaubien, jésuite, que le Père Stéphane Valiquet, jésuite, nous rapporte dans la revue Sainte Anne, édition d'avril 1989: "L'unité ne vas pas se faire par la conversion des autres Églises chrétiennes (sectes protestantes et autres) à l'Église de Rome (sic) mais par la conversion des Églises chrétiennes entre elles".

 

Abbé Paradis : « Ce charabias moderne veut dire ceci: Oublions le Pape et son infaillibilité, et ayant comme magistère le libre-examen, nous, catholiques, seront alors sur un pied d'égalité avec les autres sectes religieuses, et ensemble, nous pourrons peut-être arriver à une unité chimérique. »

 

Mgr Blanchet nous affirme : Nous avons tous, des conversions à effectuer. Il ne s'agit pas ici de conversions d'ordre moral, de conversions à une plus grande sainteté de vie, mais des conversions d'ordre de la foi catholique.

 

Abbé Paradis : « Ces conversions, nous dit Mgr Blanchet, doivent s'effectuer en nous recentrant sur l'essentiel: la personne et le message de Jésus-Christ."

 

Abbé Paradis : "Le message de Jésus-Christ" n'est rien d'autre que la Révélation divine, dont les sources sont les Saintes Écritures et surtout la Tradition.             Ainsi, c'est sur l'essentiel de la Révélation divine que nous devons nous "recentrer" pour effectuer nos conversions. »

 

Abbé Paradis : « Mgr Blanchet affirme ici que, parmi les vérités révélées, les unes seraient fondamentales, devant être admises par tous, et d'autres vérités seraient accessoires, pouvant être laissées au libre assentiment des fidèles.

 

‘’Comme nous le verrons plus loin, l'affirmation d'une telle distinction entre les vérités révélées est une hérésie.

 

‘’Supposons, toutefois, que la Révélation soit susceptible d'une telle distinction, qui alors aurait l'autorité nécessaire de faire le choix entre vérités fondamentales et vérités accessoires, mais toutes révélées? Sans doute, ce choix serait laissé au libre-examen de chacun. Or l'expérience de plus de quatre siècles nous apprend sans l'ombre d'un doute que le libre-examen, principe fondamental de la Réforme - luthérienne, conduit à la division, à la multiplication de sectes religieuses. Espérer fonder une quelconque unité sur pareille distinction entre vérités révélées est illusoire, chimérique.

 

‘’Il y a lieu ici de rappeler ce mot de saint Augustin:   "Dites donc clairement que vous ne croyez pas à l'Évangile, car, en ne croyant qu'à ce qui vous convient dans l'Évangile, c'est plutôt à vous-même qu'à l'Évangile que vous croyez."

 

Abbé Paradis ajoute : « D'ailleurs, les Églises dissidentes récusent la plus importante source de la Révélation, soit la Tradition: c'est une mutilation trop considérable de la Révélation pour être admise.

 

« Fort heureusement, la Révélation divine ne se souffre pas une telle distinction, comme nous l'explique Pie XI, dans son encyclique "Mortalium animos": "...On a jugé bon d'introduire cette distinction entre les articles fondamentaux, devant être admis par tous et les autres non fondamentaux, pouvant être laissés au libre assentiment des fidèles. Or la vertu de foi a pour objet formel l'autorité de Dieu révélant, autorité qui ne souffre aucune distinction de ce genre."

 

Pie XII confirme son prédécesseur: "Qu'ils (évêques) se gardent, par un faux "irénisme", de croire qu'on peut obtenir un heureux retour des dissidents et des égarés à l'Église, si l'on n'enseigne pas à tous. Toute la vérité qu'enseigne l'Église, sans corruption et sans diminution."    (Humani generis).

 

Si Pie XII vivait encore aujourd'hui, il ne manquerait pas d'ajouter:         "ni sans dissimulation", dont les prières eucharistiques du Nouvel Ordo en sont une illustration!

Cette distinction, soulevée par Mgr Blanchet, est encore condamnée par le Pape Léon XIII, par une lettre (Testem benevolentiae), le 22 janvier 1889, adressée à Mgr Jacques Gibbons, archevêque de Baltimore: "Qu'on se garde donc de rien retrancher de la doctrine reçue de Dieu ou d'en rien omettre, pour quelque motif que ce soit; car celui qui le ferait tendrait plutôt à séparer les catholiques de l'Église qu'à ramener à l'Église, ceux qui en sont séparés." »

 

Abbé Paradis : Comme quoi, l'on voit que l'idée d'une distinction entre les vérités révélées n'est pas "d'aujourd'hui"!

 

Abbé Paradis : « Mgr Blanchet sollicite ses diocésains à adhérer aux Églises dissidentes par des arguments pour le moins étonnants de la part d'un évêque. Nous en mentionnons deux: "l'appui de PLURA" et les "diversités" entre Églises.

 

PLURA

Abbé Paradis : « PLURA est le sigle d'un groupe d'Églises: Presbytérienne, Luthérienne, Unie, Romaine, Anglicane.

Ne vous étonnez pas de voir ici l'Église catholique romaine placée au rang des Églises dissidentes. C'est que, selon l'affirmation de Mgr Blanchet, commentée plus haut, l'Église catholique romaine a, elle aussi, des "conversions à effectuer": elle est donc, elle aussi, une Église dissidente!

 

L'appui de PLURA

Abbé Paradis : « "Ces dénominations (religieuses), nous affirme Mgr Blanchet, ont souvent uni leurs efforts pour intervenir dans le domaine social, par exemple, à l'occasion de projets de loi gouvernementaux."

 

Abbé Paradis : Leurs appuis, leur concours dans le domaine social, sont d'ordre plutôt temporel. Cette entraide mérite bien notre reconnaissance, mais elle ne peut justifier une conversion des catholiques au protestantisme ! On comprendrait très bien un accord entre catholiques et les dissidents au code de la route, mais on ne voit pas comment, cet accord d'ordre temporel, pourrait conduire à un accord au code de la "voie étroite" du salut :        "Je suis la Voie, la Vérité, la Vie."

 

 

Second argument aussi spécieux que le précédent:

"Les diversités respectables entre Églises."

"Pareil projet d'unité suppose aussi le respect d'une certaine diversité."

 

Abbé Paradis : « Mgr Blanchet introduit parmi les vérités de la Révélation la distinction de vérités fondamentales et de vérités accessoires. De cette distinction origine rait les diversités entre Églises.

 

Nous avons vu plus haut que la Révélation divine n'est pas susceptible d'une telle distinction. Cependant examinons de plus près les diversités que Mgr Blanchet qualifie de "respectables".

 

Le rejet de la plus importante source de la Révélation, la Tradition, serait-ce une diversité sans importance ?

 

La suppression du sacrement de Pénitence, que certains prêtres se permettent d'escamoter par l'absolution générale, serait-ce une diversité sans conséquence ?

 

La négation de la présence réelle et corporelle de Jésus-Christ au sacrement de l'Eucharistie, serait-ce une vérité accessoire, pouvant être laissée au libre assentiment de tous ?

 

Refuser de reconnaître que la messe ne soit un véritable sacrifice propitiatoire, serait-ce une légère dérogation à l'enseignement du Sauveur ?

 

La suppression du sacrement de l'Ordre, ne serait-ce qu'une diversité sans conséquence ?

 

Rejeter le sacrement de l'Extrême -Onction, ne serait-ce qu'une vérité accessoire ?

Accepteriez-vous, Excellence, avec indulgence et bonté d'entendre le langage que tiennent nos frères séparés à l'égard de la Mère de Dieu, Votre Mère ?

 

Remplacer l'infaillibilité papale par le libre-examen de Luther, ne serait-ce pas une diversité avantageuse ?

 

Au chapitre de la morale, apparaissent l'a aussi bien de diversités "respectables", mais passons.

 

Depuis Vatican Il, les préoccupations majeures des évêques canadiens ont pour thème l'œcuménisme, ce "levier du protestantisme" (Georg May, allemand qui d'y connaît).

 

Cette fébrile préoccupation épiscopale se traduit d'abord par la création, en 1976, d'un Conseil Canadien d'Œcuménisme, dont l'objectif est l'éducation des catholiques "de base" pour les réunir aux Églises dissidentes, soi-disant chrétiennes.

 

C'est le vœu exprimé par Mgr Blanchet : "...Nous comprenons mieux aujourd'hui que nous avons des conversions à effectuer...".

 

Abbé Paradis : « Cette préoccupation de nos évêques se traduit encore par la transformation des églises en temples protestants, par des prières eucharistiques qui dissimulent les dogmes catholiques, par des permissions de l'intercommunion, par des célébrations copiées sur celles des protestants, par de violentes réactions contre les prêtres qui tiennent encore à administrer les sacrements selon la liturgie de toujours, à célébrer la messe canonisée par saint Pie V, à prêcher la doctrine de la foi de toujours.

 

Cette préoccupation œcuménique des évêques aurait pour objectif de réaliser cette prophétie de Notre-Seigneur : "Il n'y aura qu'un seul pasteur et qu'un seul troupeau" (Jean 10, 16). Mais encore faut-il entendre cette parole du Maître en son sens véritable: la catholicité de son unique Église.

 

L'unité ne peut se fonder que sur la vérité entière, sans compromis. Dans sa prière pour l'épouse, l'Église, le Fils dit au Père: "Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous."        (Jean, 14, 21).

 

La doctrine de Notre-Seigneur ne souffre pas de "diversité", ni de compromis. Jésus nous l'a enseigné en maintes occasions. Voici une circonstance où son enseignement est clair à ce sujet.

 

A Capharnaüm, au lendemain de la première multiplication des pains, Jésus déclare à la nombreuse foule qui se presse auprès de lui: "Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.

Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle."         (Jean 6, 53-54).

 

La foule, incrédule, murmure ; ses nombreux disciples, scandalisés, déclarent:

Cette parole est dure. Qui peut l'entendre ?" Les Galiléens, ses chers compatriotes, qui, la veille, voulaient le faire roi, lui tournent le dos et se retirent.

 

Mais Jésus, inflexible, demande à ses Apôtres: "Vous aussi, vous voulez vous en aller ?

Abbé Paradis : « La vérité ne souffre d'aucun compromis, pas même au prix de la rupture, pas même au détriment de l'unité.

 

Jésus-Christ n'a fondé qu'une seule et unique Église: "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église." (Matt. 16, 18). Une seule pierre, donc une seule Église. Quoiqu'en disent ses adversaires, seule l'Église de Jésus-Christ, fondée sur les Apôtres, qui a le monopole de la vérité entière ; son divin fondateur lui en a assuré l'entière possession : "Mais quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière."  (Jean, 16, 13).  La Révélation est donc parfaitement une, prenant sa source dans le Père, s'opérant par le Fils, elle s'achève dans l'Esprit-Saint.

 

Par ailleurs, Jésus-Christ a pourvu son Église, de ses pouvoirs divins d'autorité, et d'infaillibilité, qui lui assurent la possession du "dépôt de la foi" dans toute son intégrité et qui la rendent indéfectible.

 

L'Église de Rome, l'Église de Jésus-Christ, n'a rien à envier de bon, de salutaire aux Églises dissidentes, qu'elle ne le possède déjà.  Ce n'est pas à l'Église de Rome, épouse du Christ, une, sainte, catholique et apostolique, à se convertir, mais c'est aux Églises dissidentes à revenir à l'Église de Rome, dont elles se sont séparées, si elles veulent bénéficier pleinement de l'unité de foi, de l'unité d'économie de salut, établie par Jésus-Christ.

  

Le paradoxe de l'œcuménisme conciliaire

 

Au diocèse de Gaspé, les statistiques de l'année 1988 nous révèlent que 94.3% de la population est catholique ; 5.7% font partie de diverses dénominations religieuses. Cette proportion de catholiques et de protestants est sensiblement la même chez les autres diocèses du Québec, à l'exception peut-être de deux ou trois diocèses.

Le paradoxe de l'œcuménisme, c'est de vouloir à tout prix convertir le 94.3% de catholiques aux 5.7% de partisans de diverses dénominations religieuses. Ne serait-il pas plus logique de convertir ces sectes religieuses, plutôt que de les confirmer dans leurs erreurs ?                                         D. PARADIS, prêtre

 

NOTE : Cette lettre, date des années 1989-90, elle démontre bien, qu’il n’y a rien à attendre de cette fausse église de Satan, son but est de détruire l’Église du Christ. Mais elle durera, tant qu’il y aura des catholiques qui résisteront aux changements, et qui gardent dans leur cœur la vraie foi Catholique. Notre Seigneur n’a-t-il pas dit : Vais-je retrouver la foi sur la terre, à mon retour, à la fin des temps ? GG

 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0

commentaires