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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 11:37

LA DÉVOTION À LA COURONNE D'ÉPINES…  

Une chose frappante, c'est que Jésus réclame pour son auguste Chef couronné d'épines, un culte très spécial de vénération, de réparation et d'amour.

La Couronne d'épines fut pour Lui une cause de souffrances particulièrement cruelles : « Ma couronne d'épines m'a fait plus souffrir que toutes mes autres Plaies, confie-t-il à son épouse, elle a été ma plus cruelle souffrance après le Jardin des Olives. Pour l'alléger, il faut bien observer votre Règle. »

Elle est, pour l'âme fidèle jusqu'à l'imitation, une source de mérites : « Voilà, dit-il, cette tête qui a été percée pour ton amour et par les mérites de laquelle tu dois être couronnée un jour. Heureuse l'âme qui aura bien contemplé et encore mieux pratiqué!... — Voilà où est votre vie; marchez-y simplement et vous marcherez assurément.

« Si vous contemplez ma couronne d'épines sur la terre, vous serez un jour ma couronne de gloire au Ciel.

« Pour un instant que vous contemplerez cette couronne ici-bas, je vous en donnerai une pour l'Éternité... C'est elle, c'est la couronne d'épines qui vous vaudra celle de gloire. »

Elle est le don de choix que Jésus fait à ses privilégiés : « Ma couronne d'épines, je la donne à mes privilégiés. Elle est le bien propre de mes épouses et des âmes favorisées. — Elle est la joie des Bienheureux, mais pour mes bien-aimés sur la terre, elle est une souffrance. (A la place de chaque épine, notre Sœur voyait sortir un rayon de gloire impossible à décrire.) Mes vrais serviteurs essayent de souffrir comme moi, mais aucun ne peut atteindre le degré de souffrance que j'ai enduré. »

De ces âmes-là, Jésus sollicite une plus tendre compassion pour son Chef adorable. Entendons ce cri du cœur qu'il adresse à Sœur Marie Marthe en lui révélant sa tête ensanglantée, toute percée, et exprimant une souffrance telle, que la pauvrette n'aurait su en quels termes la rendre : « Voilà Celui que tu cherches..., vois dans quel état Il est!... Regarde..., arrache les épines de mon Chef en offrant à mon Père le mérite de mes Plaies pour les pécheurs... — Va à la recherche des âmes. »

On le voit, dans ces appels du Sauveur, toujours revient, comme un écho de l'éternel sitio, la préoc­cupation des âmes à sauver : « Va à la recherche des âmes. »

« Voilà ton instruction : la souffrance pour toi,les grâces que tu dois prendre pour les autres. Une seule âme qui fait ses actions en union avec les mérites de ma sainte Couronne gagne plus que la Communauté tout entière. »

A ces rudes appels, le Maître sait joindre les encouragements qui enflamment les cœurs et font accepter tous les sacrifices. C'est ainsi que, dans le courant d'octobre 1867, Il se présente aux yeux ravis de notre jeune Sœur, avec cette couronne tout irradiée d'une gloire étincelante : «Ma couronne d'épines illuminera le Ciel et tous les Bienheureux !  Sur la terre, il y a quelques âmes privilégiées à qui je la montrerai, mais la terre est trop ténébreuse pour la voir. »

Le bon Maître va plus loin. Il l'associe à ses triomphes comme à ses souffrances... Il lui fait entrevoir la glorification future. Lui appliquant avec de vives douleurs cette sainte Couronne sur la tête : « Prends ma Couronne, et dans cet état  mes Bienheureux te contempleront. »

Bonheur des Justes, la sainte Couronne est, par contre, pour les méchants, un objet de terreur. — C'est ce qu'entrevit un jour Sœur Marie Marthe dans un tableau offert à sa contemplation par Celui qui aimait à l'instruire en lui dévoilant les Mystères de l'au delà.

Tout  illuminé des splendeurs de  cette  divine Couronne, apparut à ses yeux le Tribunal où les âmes sont jugées. Il en passait continuellement devant le Juge souverain. Les âmes qui avaient été fidèles pendant leur vie se jetaient avec confiance dans les bras du Sauveur. Les autres, à la vue de la sainte Couronne, et au souvenir de l'amour de Notre-Seigneur qu'elles avaient méprisé, se pré­cipitaient, terrifiées, dans les abîmes éternels...

Si impressionnante fut cette vision, que la pauvre enfant, en la racontant, tremblait encore de crainte et d'épouvante.

(À suivre)

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation1937

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