Or, dans cette très extraordinaire prophétie « Rome perdra la Foi et deviendra le siège de l’AntéXst », la T.S. Vierge nous résume d'une manière incroyablement précise ce qui adviendra sous Philadelphie (« Rome perdra la Foi »), puis sous Laodicée (« Rome deviendra le siège de l’AntéXst »)... Quel éclairage que cette petite phrase de la T.S. Vierge qui, si on veut bien la méditer HUMBLEMENT « sous la conduite du Saint-Esprit » comme nous allons nous essayer à le faire, nous livre la clef, la solution très simple de la crise de l'Église dans la papauté...
« Rome perdra la Foi ». Rome ne regarde pas, bien sûr, l'Église infaillible avec le Vicaire du Christ( Paul VI) jouissant de cette infaillibilité, mais la Hiérarchie officielle, ce qu'on a coutume d'appeler « le Vatican ». Cette Rome s'est donc à, un moment donné dissociée de l'Église infaillible, puisqu'elle a pu perdre la Foi, ce qui ne saurait être le cas de l'Église infaillible...
Étudions donc par le Secret donné à Mélanie le mystère d'iniquité à l'œuvre dans Rome, étude qui nous permettra de comprendre la Passion de l'Église que nous traiterons ensuite. Que le lecteur sache prendre patience : il aura tous les éclaircissements qu'il désire au fil de notre commentaire de cette prophétie majeure du Secret.
Qu'on veuille bien se rappeler le tout début du Secret; lorsque la T.S. Vierge voyait l'Église au seuil de « l'heure de la tentation qui viendra dans tout l'univers pour éprouver ceux qui habitent sur la terre » (Apoc. III, 10. ), cette sage Mère entre toutes donnait à la papauté le bon conseil qui, s'il avait été suivi aurait épargné (du moins amorti, car pour l'Église aussi, il fallait que l'Écriture s'accomplisse) l'humiliation suprême à la papauté et à toute l'Église : « Qu'il ne sorte plus de Rome. » Or, Jean XXIII est « sorti » : il a ouvert portes et fenêtres avec le Concile Vatican II.
Mais Rome était identifiée à ce moment-là à l'Église. Pourtant par cette imprudence, Rome — la Hiérarchie officielle, globalement parlant — était vouée à ne plus être l'Église infaillible au bout du compte, l'Ennemi la pénétrant et triomphant dans Rome.
Le Secret est absolument fulgurant sur ce point :
1. Au tout début du Secret, « Rome » est identifiée à l'Église;
2. A la fin de la grande tentation, il est dit « Rome perdra la Foi » pour finalement combler l'abomination en devenant, dans un second temps, « le siège de l'AntéXst ». Rome va donc prévariquer, ce que l'Histoire ne nous montre que trop... depuis le funeste concile Vatican II concocté par la franc-maçonnerie (2).
(2) Nous ne voulons pas fatiguer le lecteur en reprenant ici la recension de toutes les déviations doctrinales de Vatican II et en refaisant l'historique de la subversion maçonnique de l'Église conciliaire. Il pourra se reporter utilement aux ouvrages décisifs sur cette question (disponibles à l'adresse figurant en bibliographie) : — « Infiltrations ennemies dans l'Église » (collectif) — « Le mouvement liturgique » de l'Abbé Bonneterre — « J'accuse le Concile » de Mgr Lefebvre — « Face à face : doctrine catholique, Vatican II » de l'Abbé Zins — « Le Rhin se jette dans le Tibre, le concile inconnu » du R.P. Wiltgen — « Iota Unum, étude des variations de l'Église Catholique au XXe siècle » de Romano Amerio — « Les Dubias » de Mgr Lefebvre concernant la liberté religieuse — « Présence et signification de la Fin des Temps » de Louis de Boanergès — « L'Église occupée » de J. Ploncard d'Assac.
Extrait de la page 222 du volume de Louis de Boanergès.
L’extraordinaire Secret de La Salette. (1988) Disponible aux Éditions D F T.
Déjà publié en Janvier 2012, sous le titre de «Le Complot » ( en 15 articles) sur elogofioupiou.
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