Pour vous aider à comprendre le complot, dont fut victime, le Pape Paul VI, je me permets de vous, offrir la possibilité de lire quelques pages du volume de Louis de Boanergès. L’extraordinaire Secret de La Salette. (1988) Disponible aux Editions D F T.
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prononça des paroles de résignation et d'espoir : « le Seigneur prendra soin de mon pauvre corps comme il l'entendra, soit qu'il m'accorde un peu de soulagement, soit qu'il me laisse dans la tribulation. Mais pourquoi m'inquiéter ? Le Seigneur est proche. J'espère en Sa miséricorde pour qu'il ne tarde pas à mettre un terme à ma course ». Il fut honoré comme un martyr et sa dépouille mortelle fut ramenée plus tard à Rome où elle repose dans l'Eglise de St-Martin-des-Monts.
« A l'automne de 654, St Martin avait écrit de Constantinople que son exil ne justifiait pas l'élection d'un successeur et que l'archidiacre, l'archiprêtre et le primicier, ou chef des notaires apostoliques, devaient être tenus pour ses représentants pendant son absence. Aussi les Romains, qui ne voulaient pas qu'on leur imposât un pape monothélite — les Romains étaient la figure théologique de l'Eglise Universelle... ce que sont les traditionalistes actuellement ! — avaient-ils attendu jusqu'au 10 août 655 [donc, AVANT la mort de Martin Ier] pour faire élire et consacrer le saint clerc Eugène I". Martin ne protesta point, se contentant de prier pour que le nouveau Pontife fût préservé de toute hérésie. Tant que vécut Martin, Eugène ne pouvait être tenu pour le Pape légitime, mais à sa mort, il lui succéda sans difficulté. Il se montra aussi ferme que ses prédécesseurs, repoussant toute concession aux professions de foi byzantines. Tandis que les Arabes [par punition divine pour l'enlèvement de Martin Ier] détruisaient la flotte impériale [de Byzance], la cour de Byzance songeait à lui faire subir le même sort qu'à son prédécesseur. La mort le délivra de ce péril le 2 juin 657.
« II fut remplacé par Vitalien, consacré le 30 juillet suivant etc. » (1).
En ces temps de FOI VIVE, voilà des chrétiens et des papes qui n'étaient pas pusillanimes et qui savaient agir sous la motion de l'Esprit-Saint ! On se demande d'ailleurs qui admirer le plus, des papes ou de leurs ouailles !... Quel contraste douloureux et humiliant avec nos prises de position actuelles concernant la papauté, si lâches, si veules et si mondaines !!
Pour nous qui ne pouvons certainement pas rivaliser avec eux, sachons du moins nous appuyer sur les actes forts de nos Pères. Dans le premier exemple, nous avons la désignation par le pape régnant de son successeur; dans le second, nous avons un pape « succédant » à un pape exilé qui n'était pas mort avec l'accord de ce dernier, succession de facto et non de jure bien entendu mais bien réelle puisque le « successeur » succéda « sans difficulté ». Que nous faudra-t-il de plus pour nous décider, si l'occasion s'en présente, quand le Pape Paul VI réapparaissant, une situation similaire se présentera à nous ?...
En vérité, nous avons ici de merveilleux exemples de la Sagesse de l'Eglise ! Lorsque l'Eglise est en jeu, il faut passer par-dessus la lettre de la Loi pour appliquer vraiment cette Loi, ce Droit Canon qui est fait pour la défense et la continuation de l'Eglise (c'est la Loi suprême appelée par les théologiens loi d'épikie). Mais quand la vie de l'Eglise n'est plus en jeu, lorsque les conditions sont redevenues normales, alors le Droit Canon s'applique en toute rigueur. On le voit merveilleusement bien avec les Papes Boniface II et Vigile.
(1) « Histoire des Papes », G. Castella, 1965. Volume 1", respectivement p. 95 pour te premier exemple (Félix IV) et 123 pour le second (Martin Ier).
( Fin)
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