Après avoir lu le volume de Monsieur Vincent Morlier, qui a pour titre L’IMPUBLIABLE, j’ai décidé de vous en présenter quelques pages pour vous faire découvrir, que nous sommes bel et bien à la Fins des Temps. (Autoédition Vincent MORLIER)
A mon avis, c’est la CLÉ du Mystère d’iniquité que nous vivons présentement… (Réf : Page 175 et les suivantes…)
Nous sommes bien à la Fin des Temps, "les portes de l'enfer n'ont PAS DU TOUT prévalu contre l'Église", d'aucune manière, pas plus qu'en d'autres temps, et Dieu reste Dieu, l'Église aussi reste l'Église, elle est d'ailleurs "au commencement de toutes choses" (saint Épiphane), nous avons toujours à assurer le salut éternel de nos âmes en Dieu et par l'Église. Par tous les temps de chien, y compris celui de la Fin des Fins.
Mais pour comprendre ce qui se passe de nos jours dans l'Église, il faut, chers amis, à partir d'ici, rentrer résolument dans le Jardin de Gethsémani (ce qui ne veut pas dire qu'il faille désespérer). Pas possible de prendre un chemin de traverse, conseillé ou non par Bison Futé. Le vin que Dieu nous a donné à tirer dans et par la Crise de l’Église. Il va nous le faire boire dans le Calice présenté au Christ de la Passion. Que les orgueilleux, les lâches, les jouisseurs, les mondains et autres… se retirent, dans un chemin que seuls les catholiques courageux, héroïques, purs, avec les armes d'une grande humilité, de la sainte patience, de la pénitence, et surtout d'un grand Amour de Dieu et de la Vérité, ont pouvoir d'emprunter.
Car bien loin que la Foi soit vaine, c'est justement LÀ, au portillon du jardin de Gethsémani, tout au contraire, que seule une Foi forte ou bien plutôt divine, peut vaincre, une Foi sans faille, que ne surent pas avoir onze Apôtres sur douze ...279
"C'est POUR CETTE HEURE que Je suis venu" a dit le Christ, de sa propre Passion, et on pourrait dire que l'Église, le chrétien, ont de même été conçus sur la Croix par le Christ il y a 2 000 ans, pour vaincre à la Fin des Temps.Ainsi donc, derrière les apparences tellement minables et méprisables de notre actuelle situation de catholique aux yeux du monde depuis Vatican II, quelle destinée glorieuse nous est confiée, à nous autres !! À nous de bien rentrer dans le Plan divin. Or, pour le comprendre, ce Plan divin, il faut résolument subordonner l'ordre des réalités humaines à celui des réalités divino humaines.
La réponse à (a question de D.H.P. infaillible mais hérétique, indiciblement troublante, [g voici. Théologiquement, la solution du problème est extrêmement simple, et se récapitule absolument par le syllogisme suivant. Majeure : l'Église est SAINTE, pure de tout péché (c'est d'ailleurs la deuxième note qui la caractérise, formellement et qui permet à tout homme venant en ce monde de la reconnaître comme l'Épouse du Christ, parmi tontes (les fausses églises) ; mineure : D.H.P. (DÉCLARATION SUR LA LIBERTÉ RELIGIEUSE) me montre vraiment un péché commis par l'Église ; conclusion : le péché commis par l'Église ne peut être que et est donc seulement matériel c'est-à-dire excluant formellement toute coulpe, toute faute réelle contre Dieu280, il n'y a pas d'autre solution syllogistique possible.
279"[Aux temps de l'Antéchrist], la Foi seule vaincra", avertit Notre-Dame à La Salette. Autrement dit : "La Foi nue", pour employer l'expression des auteurs spirituels, c'est-à-dire sans humanisme ni aucun signe sensible extérieur. Il est bon ici de rappeler que le seul Apôtre sur les douze, saint Jean, qui eut l'insigne courage de suivre Jésus au pied de la Croix, n'y vint pas tout de suite, il... fuit, comme les autres, dans un premier temps (quoique ayant été plus loin qu'eux tous), lui aussi dépassé par la grandeur de l'épreuve. Car il fallait être spirituellement NU pour avoir la grâce d'assister le Christ en Croix. C'est en toutes lettres dans l'Évangile, pour qui veut bien saisir le sens profond du récit : "Or, il y avait un jeune homme [= saint Jean] qui Le suivait [après Son arrestation au jardin de Gethsémani], couvert seulement d'un linceul : et ils [les soldats] voulurent se saisir de lui. Mais il leur laissa son linceul, et s'enfuit TOUT NU des mains de ceux qui le tenaient" (Me XIV, 51-52). Notre-Dame à La Salette ne faisait donc que redire l'Évangile, à savoir qu'au temps de la Passion, SEULE la Foi PUREMENT DIVINE pourra tenir les coups...
280 II est bien sûr très important, pour une bonne appréciation de la situation présente de l'Église, de définir ce qu'est un péché matériel. Commençons par la définition du péché mortel. Un péché est mortel ou formel (c'est-à-dire qu'il sépare réellement de Dieu et de la vie de la grâce) uniquement lorsque trois conditions sont réunies ensemble, à savoir : la matière mortelle du péché commis, la connaissance formelle qu'il s'agit d'un péché matériellement mortel au moment de le commettre, et le vouloir plein et entier de le commettre au moment de la faute. S'il manque deux voire même une seule de ces trois conditions, le péché en question peut bien n'être... rien du tout, pas même forcément un péché véniel ni même une imperfection. C'est ce que les théologiens appellent un péché matériel. Donnons un exemple : un homme au volant de sa voiture qui en tue accidentellement un autre sur la route, sans qu'il n'y ait aucunement faute de sa part, n'a commis aucun péché quoique la matière de la faute soit évidemment fort grave (homicide) ; et si le motif de son déplacement était un acte de Charité, par exemple satisfaire au devoir dominical, le tout reste un acte... vertueux. Qu'un simple péché exclusivement matériel ne soit pas forcément une faute, la plus petite sait-elle, est du reste un point indiscuté de la théologie morale la plus élémentaire, d'ailleurs illustré par le fait que l'Église a infailliblement canonisé une sainte qui en avait commis un : notre certitude est donc complète sur ce point (il s'agit de sainte Apolline, fêtée au 9 février, qui, au temps des grandes persécutions des premiers siècles chrétiens, a couru se jeter d'elle-même dans le feu en s'échappant des mains des bourreaux, pour consommer plus vite son martyre : stricto sensu, il y avait donc là indiscutablement la matière d'un péché de suicide, mais l'Église a considéré que notre sainte avait été animée par la pure motion du Saint-Esprit pour le commettre, et donc son péché était seulement matériel et excluait toute faute réelle ; c'est pourquoi l'Église n'a fait aucune difficulté pour compter cette martyre au rang des saints). Pour notre présente Crise de l'Église, le raisonnement mystique va beaucoup plus loin encore, comme on va l'expliquer : cet acte de péché de D.H.P., posé par l'Église tout entière (jamais, de toute l'histoire de l'Église, il n'y eut, en effet, une telle manifestation de l'universalité de l'Église Enseignante comme à Vatican II !), dont la Foi nous oblige formellement à croire qu'il est exclusivement matériel, c'est-à-dire excluant absolument toute espèce d'ombre de péché réel le plus petit soit-il, est le summum de la vertu par lequel l'Église accepte d'épouser la matière du péché du monde pour être configurée parfaitement au Christ Rédempteur, et devenir à son tour co-Rédemptrice.
A suivre
Extrait de : L’IMPUBLIABLE (2005)
Autoédition Vincent MORLIER
Merci Monsieur Morlier pour ce beau travail. Que Dieu vous bénisse.
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