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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 21:58

Pour vous aider à comprendre le complot, dont fut victime, le Pape Paul VI, je me permets de vous, offrir la possibilité de lire quelques pages du volume de Louis de Boanergès.  L’extraordinaire Secret de La Salette. (1988)  Disponible  aux Editions  D F T.

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est saisissant —, furent encore des années glorieuses et combien fructueuses pour l'Eglise ! mais tandis qu'elles rayonnent encore de l'éclat et des splendeurs de l'apogée, elles sont déjà tristement assombries par les ténébreuses manœuvres de l'adversaire invaincu, qui laissaient présager de redoutables orages... »
Jean XXIII ouvrit donc ce funeste Concile Vatican II et Paul VI arriva dans des circonstances dramatiques pour l'Eglise n'ayant pas conscience de l'ampleur de tout ce complot diabolique arrivé en 1963 à presque maturation. Et que pouvait-il encore faire devant l'explosion de la subversion dans tous les domaines ? Il le dit lui-même à l'un de ses amis fidèles et sûrs, à la fin d'un entretien privé, le raccompagnant à la porte de son bureau, les larmes aux yeux : « Mon autorité s'arrête à cette porte » (1).
Certes, de par sa formation libérale, utopique, Paul VI a commis au début de son Pontificat des erreurs, mais qu'il a terriblement regrettées et expiées par la suite. Mais il est tout aussi évident qu'il a pris la succession des actes de ses prédécesseurs. Car l'ostpolitik, c'est d'abord Benoît XV, le démocratisme c'est d'abord Pie XI... La non-réalisation de la Consécration demandée à Fatima, c'est d'abord Pie XII... L'ouverture du concile Vatican II, c'est d'abord Jean XXIII...
La véritable histoire du Concile Vatican II est d'ailleurs très révélatrice. L'ampleur de la subversion est telle, la résistance si peu influente, le Pape Paul VI si peu préparé à un tel état de fait, à un tel combat qu'on le voit tout au long de ce concile, débordé, comme Louis XVI, par les événements. S'appuyer sur certains de ses gestes favorisant le mouvement subversif, dont il n'avait pas conscience, pour en déduire une hypothétique appartenance au complot maçon­nique serait faire abstraction d'autres de ses gestes favorables à la Tradition.
L'histoire de la « Nota explicativa praevia » au sujet du texte conciliaire sur la collégialité révèle le vrai Paul VI. Il approuve d'abord un texte modéré mais ambigu et de tendance libérale (dont le complot maçonnique entendait bien se servir pour interpréter la Collégialité dans le sens le plus subversif qui soit). Puis, les observations d'un certain nombre de prélats conservateurs lui parviennent : « tout en présentant apparemment le point de vue libéral modéré, le texte était en fait ambigu et risquait après le concile, d'être interprété selon le point de vue libéral extrême.
« Le Pape eut peine à croire une telle chose, et dans la réponse qu'il adressa au Cardinal dont le nom figurait en tête de la lettre, il réfuta les arguments avancés ». Sur quoi, le Cardinal alla voir Paul VI mais celui-ci ne pouvait pas encore se rendre à l'évidence d'un texte subversif. « L'un des libéraux extrémistes commit alors l'erreur de faire référence par écrit à certains de ces passages ambigus et de préciser comment ils seraient interprétés après le Concile. Le document tomba entre les mains du groupe de cardinaux et supérieurs majeurs dont nous venons de parler, et leur représentant alla le porter au Souverain Pontife. Comprenant enfin qu'il avait été joué, Paul VI s'effondra et pleura.
« Quel était le remède ? Le texte du schéma ne contenant aucune affirmation qui fût positivement fausse, mais les termes utilisés étant ambigus, la seule
(1) « Veillez et Priez », Michel Servant, p. 981.
(a suivre)
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