— Mon Fils est mort aux mains de ceux qui n'ont pas cru en Lui; Le voici maintenant crucifié de nouveau dans son Église, par ceux qui ne croient pas.
— Comme autrefois Mon Fils immolait Son Corps sur terre, Le voici maintenant re-crucifié dans son Église et dans les cœurs des hommes.
— Le Corps de Mon Fils a été sacrifié par vous, torturé par vous. Il est maintenant re-crucifié dans sa propre Église.
— (Jésus) Vous, les Docteurs dans la Maison de Dieu, quand vous serez devant le Père Éternel, oserez-vous déclarer que votre enseignement a été irréprochable ? Non. Je vous dirai: — Loin de Moi, artisans d'iniquité. Allez au feu éternel!
— L'écroulement de la Maison de Dieu vient de ce que les Évêques préfèrent vivre selon le monde et les richesses du monde, comptant pour rien l'accumulation des mérites pour le Royaume éternel. On ne peut gagner de mérites, Pasteurs, en accumulant les richesses du monde ! Tel est le mouvement de votre cœur.
— Pour arriver au premier rang, pour de l'argent et des plaisirs, beaucoup ont vendu leur âme. Le chapeau rouge est tombé, la pourpre s'est égarée.
— Pasteurs de peu de foi, vous vous proposez entre vous comme des symboles à adorer. Mais l'homme est en train de construire sa propre croix. Allez-vous l'adorer dans son corps ? Et qu'est-il advenu de son âme ?
—On (Le Pape Jean XXIII) n'a pas suivi la règle, la règle a été faussée, Refaites de la Maison de Dieu une maison de prière. Rétablissez la discipline. Les ennemis de Dieu m'ont manœuvré.
— Le grand concile ! Ce concile qui a causé le désordre, la perte de l'unité et la perte des âmes. La prière a manqué. Satan s'est installé dans l'aula, manœuvrant à son avantage. Il joue maintenant comme aux échecs avec les chapeaux rouges et les chapeaux violets. Il les déplace avec bonheur, tout en observant les progrès du mal. Il voit entrer et sortir aux portes de la Cité sainte et dans les conseils oecuméniques, toutes sortes de gens.
— Évêques, vous vous êtes fourvoyés. Vos intentions au Concile étaient bonnes, mais vous avez cherché l'apaisement et la fraternité, vous vous êtes trompés. Vous avez laissé croître toutes sortes d'erreurs dans la Maison de Mon Fils. Vous vous êtes associés à tous les genres d'hérétiques et de faux prophètes.
— Évêque contre évêque, cardinal contre cardinal, Satan est au milieu d'eux!
— Ils ont suivi les fausses doctrines: matérialisme, humanisme, modernisme, tout cela qui ne vient pas du Père. La Voie avait été tracée — dans l'Écriture, dans les exemples et les actes des prophètes et des fondateurs de l'Église. Mais Satan a insinué le besoin de changement: que cela change, que cela change ! Mes enfants, vous les reconnaîtrez à leurs fruits !
— Voilà que vous mettez l'Église en morceaux jusqu'à ce qu'elle s'écroule. Mais vous n'enlèverez pas les fondations. Cette fondation, c'est Mon Fils. Vous le re-crucifiez dans sa propre Maison. Oh! Que de honteuses manifestations du péché au sein de la hiérarchie ! Vous n'êtes pas cachés aux yeux du Père. Vos péchés sont retenus, vous serez jugés.
— Dites aux membres du clergé qu'on les trompe. Ils doivent, par l'exemple d'une vie irréprochable, gagner le respect de leurs ouailles. Plus ils iront dans le monde, moins ils auront de lumière.
— La capture des âmes est l'œuvre de ceux qui se sont donnés à l'humanisme et au modernisme. Ils sont entrés dans mon Église, ils ont désacralisé l'Esprit, évacué l'Archange Michel, votre Gardien. Qu'ont-ils gagné ? Ce fut la porte ouverte à tous les démons, démons qui se pavanent en formes humaines. Et toutes sortes de désacralisations.
— Vous qui portez le chapeau rouge et le chapeau violet, vous qui vous faites compter parmi les boucs par votre amour du pouvoir et par suite de votre égarement dans l'humanisme et le modernisme durant votre vie et maintenant que vous êtes en poste, vous qui êtes devenus hommes de peu de foi, vous allez nulle part ailleurs qu'à votre damnation. Mais, douleurs des douleurs, vous entraînez ceux qui sont confiés à vos soins.
— Ce n'est pas en vous répandant dans le monde et en cultivant ses valeurs et ses richesses, que vous obtiendrez un passeport pour le Ciel. Sortez de l'ombre ! Les chapeaux rouges ont chuté; la pourpre s'est égarée. Cardinal contre cardinal. Évêque contre évêque. La pourriture tombera. Le sang coulera dans les rues. Révolution sur révolution.
— Vous glissez sur la pente de l'Abîme, comme des canards dans le courant.
— Pasteurs, ne vous engagez pas dans les engrenages politiques. Ils sont tenus par Satan. La Machine travaille à réduire les âmes en esclavage.
— Les forces offensives du Mal, auxquelles l'homme a donné bien des noms, se sont déployées dans les partis politiques, y compris le parti communiste. Ce sont les tentacules de l’octopus, de la pieuvre gigantesque du Malin, qui tente de réunir l'Église de Mon Fils au monde, sous la domination des despotes.
— Le communisme n'est qu'un bras de la pieuvre qui enserre le globe de partout et cherche à asservir l'homme. Le but final: un gouvernement mondial, une seule religion, mais une religion dont Mon Fils ne sera pas la tête. Et c'est par le canal de l'Église de Mon Fils que se fait le plus de mal. Beaucoup de chapeaux rouges se sont détournés de Mon Fils, ils rejettent sa Divinité, ils le rejettent comme Dieu. Ils ont fait cause commune avec le Prince des ténèbres et consorts.
— Vous qui avez vendu mon Église à une synagogue de Satan, arrière ! Vous ne triompherez pas. Vous n'attacherez pas les portes de l'Enfer au portail de mon Église; elles ne prévaudront pas contre elle.
— Pasteurs, mes enfants, enlevez cette taie qui vous couvre le cœur et voyez quelle destruction vous avez poursuivie à l'intérieur de l'Église et dans les âmes de ceux confiés à votre direction! Cette confiance, qui vous venait du Ciel, qu'en avez-vous fait ? Vous l'avez méprisée. Alors, vous aussi, vous aurez le sort des anges tombés. Beaucoup de mitres tomberont en enfer.
— (Jésus) Je vais vous jeter dehors et vous faire descendre dans la fosse à laquelle déjà vous appartenez pour avoir dégradé votre vocation. Dans votre quête de puissance, de volupté, d'orgueil, vous avez détruit de nombreuses âmes. Vous avez mis Mon Église en pièces. La rebâtirez-vous brique par brique ? Pouvez-vous aller reprendre les âmes que vous avez laissées s'égarer et suivre de mauvais maîtres ? Vous le saviez, vous ne deviez pas suivre les voies du monde. Vous deviez, en pasteurs, vivre dans le monde sans en être. Avez-vous pensé que je vous laissais des mots en héritage, des mots et non la Vérité ? Voilà ce que vous faites de Mon Livre, de la Bible: vous la démolissez et la rebâtissez à la manière de Satan. Restaurez mon Église, faute de quoi, je vous en chasserai.
— (Jésus) Vous fûtes avertis, plusieurs fois avertis, Chapeaux rouges! Eh! bien, je vous le dis, faites votre examen de conscience et décillez-vous le cœur. Cessez de remplir vos coffres aux dépens du troupeau. Que gagnerez-vous, Chapeaux rouges, à amasser tous les trésors du monde, si vous devez paraître devant Moi sans aucun mérite pour vous faire entrer au Royaume de Mon Père ? Pareils avertissements sont tombés dans les oreilles de sourds et des cœurs endurcis. Mais je vous le dis, II y aura des pleurs et des grincements de dents. Trop tard! Trop tard! Ne restez pas sur la grande route en vous persuadant que vous pouvez offenser votre Dieu et qu'il vous acceptera comme vous êtes, une part gâtée d'humanité trop humaine, d'âme et d'esprit enténébrés par le mal. Vous n'entrerez pas dans l'Éternel Royaume de votre Dieu. Je vous dirai: — Je ne vous connais pas. Allons! Défendez mon Église, combattez pour ma doctrine, combattez pour Moi, sinon je vous dirai, ô Chapeaux rouges: je ne vous connais pas!
— (Jésus) Vous vous moquez des messages de Ma Mère. Dans votre orgueil et votre appétit de savoir, vous n'êtes jamais arrivés à la connaissance de votre Dieu. Vous vous moquez de Ma Mère, vous la dépouillez de sa pureté et de sa place parmi vous comme Reine et Mère. Vous la mettez au ban de Mon Église. Vous refusez d'ouvrir les yeux. Vous êtes aveugles. Et pourquoi ? Parce que vous ne priez pas. Vous ne Me demandez pas de guérir votre aveuglement. Alors je permets que vous restiez aveugles de telle sorte que, sans pénitence et sans expiation, vous alliez, de plus en plus vite, sur la route de votre damnation.
— Mes avertissements de Fatima sont loin. Je vous ai prévenus de bien des manières: un temps viendrait où la barque voguerait une mer furieuse. On verrait évêque contre évêque, cardinal contre cardinal et Satan au milieu de vous, vous manœuvrant, jouant de vous les uns contre les autres afin de mettre l'Église par terre. Voilà maintenant ce qui arrive. Pasteurs dans la Maison de Mon Fils, si vous n'écoutez pas, si vous persistez dans vos voies, je vous le dis, la Main de Mon Fils s'appesantira sur vous. Votre monde sera purifié par un baptême de feu. Le passé ne vous a donc rien appris ?
— Les peuples du monde sont plongés dans les ténèbres spirituelles. Grande est notre angoisse, car cette noirceur n'atteint pas seulement les laïcs mais aussi les Consacrés. Mon Cœur se brise à les voir s'y enfoncer. Cela s'aggrave par impulsion venue de l'autorité. Le mal s'accélère. Satan a contaminé l'esprit de nombreux responsables qui manquent à leurs devoirs. Ils se servent de leur autorité pour corrompre les âmes. Cette iniquité mesure, telle une jauge, le prochain Avertissement et le Châtiment.
— Les hommes qui occupent les postes les plus élevés dans l'Église en profitent pour détruire la vérité. Sachez qu'on ne peut rien construire sur l'homme, charnel et déchu de nature.
— Hérésie! Funèbre hérésie! Abomination et miasmes montent, comme d'un égout, dans l'Église de Mon Fils! Corruption, perversion diabolique! Nettoyez immédiatement la Maison de Mon Fils, sinon craignez Son Retour! Il vous chassera de Son Église! Les portes seront fermées. Mais la Fondation reste inébranlable. Expérimentations, humanisme, modernisme, tout cela est venu du puits de l'Enfer.
— Pasteurs, rejetez-vous le Message du Ciel parce que vous le craignez, ou préférez-vous l'ignorer parce qu'il met à nu votre erreur ? Orgueil, faux orgueil, voilà ce qui cause la chute de beaucoup. Mettez de côté cet esprit du monde. Au delà du Voile, c'est Un Seul qui vous juge, le Père Éternel. Vous, mes enfants, ne vous inclinez pas devant l'homme qui offense le Père Éternel. Suivez ses Commandements à Lui.
— Lisez le Livre de la Vie, la Bible, lisez-le selon l'Esprit. Demandez les lumières au Père éternel, afin de ne pas tomber dans les filets de Satan et devenir aveugles à la Vérité, la rejeter par goût de la nouveauté, de l'expérience, par humanisme, modernisme, ou satanisme.
— Hâtez-vous de faire savoir au monde que Satan a dépêché de nombreux agents pour agir corporellement sur les hauts dignitaires de l'Église de Mon Fils. Leur astuce trompera, on humanisera le péché jusqu'à ce que Satan ait recueilli son grand contingent d'âmes. Puis, trop tard, on se repentira et l'on pleurera. On criera miséricorde. Trop Tard. Bien des Mitres iront en enfer.
— L'Église de Mon Fils est divisée. Unis, vous tiendrez; divisés, vous tomberez. Et pourquoi êtes-vous divisés? Par manque de direction, par le mauvais exemple, par insuffisance de la prière.
— Que reste-t-il de l'Église de Mon Fils dans votre pays comme dans beaucoup d'autres ? J'en ai le cœur broyé. Vous, les consacrés, qui avez fait vœu de pauvreté et de chasteté, vous, gardiens de la Foi, qu'en avez-vous fait ? Vous l'avez, dans vos querelles, rendue méconnaissable. Vous avez semé la confusion en poussant au changement, un changement inspiré par Satan le destructeur.
— Le cœur des Pasteurs s'est endurci. Leurs oreilles sont bouchées. Ils n'entendent pas, ils sont aveugles aux miracles que nous leur envoyons pour qu'ils voient!
— Pasteurs, si vous continuez à mener la barque de Pierre de cette façon, vous lui ferez subir une mer démontée. Vous l'avez mise à l'eau, vous avez jugé bon d'envoyer promener le capitaine, et maintenant elle fait eau. Pourtant, Je vous le dis en vérité, hommes de peu de foi, Je reste avec vous malgré que vous Me rejetiez. Je vous ai choisis du milieu des hommes pour Me représenter sur terre, vous êtes à part. Je me servirai de vous qui rejetez la Lumière, car le Mal ne peut triompher.
A suivre
Extrait de : Des jours d’Apocalypse. René Salvator CATTA. (1978) (pages 93-103)
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