« Ce que tu sèmes ne reprend pas vie,
si d'abord il ne meurt. » (I, Cor., XV, 36).
S'il est vrai, comme l'écrit saint Paul, que « la mort est la rançon du péché » (Rom., VI, 23), la mort est une réparation et il s'agit de savoir quelles sont les conditions et la valeur de cette réparation. Si, d'autre part, comme le chante l'Église romaine dans sa Préface des défunts, la vie, après la mort, n'est pas « enlevée, mais changée » (Vita mutatur, non tollitur), la mort doit être conçue comme un changement d'état et il importe de rechercher en quoi consiste ce changement d'état, c'est-à-dire quelle est l'évolution posthume de l'être humain. Et si nous répondions avec quelque précision à ces deux questions, n'aurions-nous pas, de ce fait, entrevu le sens de la mort ?
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